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Un
avenir pour le porte-avions ?
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Le porte-avions s'est imposé comme la principale plate-forme de combat maritime depuis les débuts de la guerre du Pacifique, en 1941. Formidable outil d'intervention sur toutes les mers, il constitue une cible de choix pour tous ses adversaires. La pièce maîtresse du groupe aéronaval ne peut donc se déplacer seule : elle doit compter sur la protection de ses escorteurs. Actuellement, une flotte est constituée de croiseurs, destroyers, frégates et sous-marins, selon les Etats. L'US Navy, qui est la seule marine dans le monde à disposer d'une flotte de porte-avions, dispose d'un outil fantastique avec ses aircraft carriers. Depuis le milieu des années 80, les Américains ont mis en place le système AEGIS, pour protéger leurs précieux navires. Celui-ci, unique au monde, est basé sur un échange d'informations entre les différents escorteurs du porte-avions. Le CV Battle Group constitue ainsi un ensemble cohérent au service du porte-avions, capable de faire face à toutes les menaces. Les marines européennes fournissent un dispositif moins étoffé. Le porte-avions est escorté par un groupe de navires hétérogène : frégates anti-sous-marines, antiaériennes, lance-missiles, sans oublier les navires auxiliaires. Les porte-avions, véritables plate-formes de combat, deviennent donc les navires à couler en priorité. La marine soviétique, puis russe, a donc développé une série de bâtiments chargés de les détruire. C'est la mission assignée aux sous-marins nucléaires de classe Oscar II, équipés de missiles anti-navires performants. Leur existence constitue une menace permanente pour les flottes aéronavales. Quelques spécialistes mettent donc en doute l'avenir du porte-avions : ce serait un engin très couteux (prix du navire, des appareils embarqués, des escorteurs) et finalement très vulnérable. Le porte-avions, pièce maîtresse sur mer dans la seconde moitié du XXe siècle, a-t-il encore sa place au XXIe siècle ? |